La version modernisée de la convention Syntec est entrée en vigueur depuis le 1e mai : Les modifications majeures

De nouveaux avenants de la Convention SYNTEC ont été étendus au début du mois de mai et doivent donc être appliqués dans l’ensemble des entreprises appliquant cette convention.

Ces avenants viennent mettre en œuvre au niveau national une version modernisée de cette convention.

Il convient d’analyser les principaux changements adoptés par la mise en œuvre de ces textes.

• Une mise à jour de la convention collective

Le texte de la convention collective a été revu dans son intégralité par les partenaires sociaux, dans un but de simplification et de meilleure lisibilité de ce texte.

Le nouveau texte de la convention collective comprend maintenant 69 articles répartis en treize chapitres.

La réorganisation du texte vise à simplifier sa compréhension.

De même, le texte a été reformulé pour clarifier l’interprétation du texte.

Un glossaire a été intégré pour faciliter la compréhension de la structure du texte.

• La mise en place de nouveaux délais de prévenance en cas de rupture de la période d’essai à l’initiative de l’employeur

De nouvelles dispositions entrées en vigueur dans cette nouvelle version de la Convention SYNTEC prévoient de nouveaux délais de prévenance en cas de rupture de la période d’essai par l’employeur, plafonnés à 6 semaines lorsque le salarié a entre 6 et 8 mois d’ancienneté.

• Nouveau calcul de l’indemnité de départ à la retraite

Le calcul de l’indemnité de départ à la retraite a été harmonisé avec celui de l’indemnité de licenciement.

Dorénavant, les éléments de rémunération à prendre en compte seront les mêmes pour le calcul de ces deux indemnités.

• Les modifications apportées en matière de convention de forfait

La nouvelle version de la Convention vient élargir les possibilités de recours aux conventions de forfait.

Ainsi, il est maintenant autorisé par le texte conventionnel de conclure des conventions de forfait avec des salariés cadres de position 2.3.
Seuls ceux relevant de la position 3 pouvaient auparavant conclure ce type de convention.

Attention : les salariés placés en forfait jour devront être rémunérés avec une majoration de 100% pour les jours de travail réalisé de manière exceptionnelle le dimanche et les jours fériés.

• Mise en place d’un accord sur le télétravail

Les partenaires sociaux de la convention Syntec ont également adopté un avenant relatif au télétravail, en constant développement depuis quelques années.

Ainsi, ce nouvel accord fixe deux objectifs pour les salariés amenés à travailler de cette manière :

– Fixer un cadre à ces derniers et aux entreprises qui mettent en place un travail hybride ;

– Assurer la protection de ces salariés et la continuité de l’activité de l’entreprise.
Par exemple, cet accord prévoit la fixation des lieux de télétravail, la nécessité de volontariat pour sa mise en place…

Important : les salariés placés en télétravail devront également bénéficier d’une pause d’une durée minimale de 45 minutes, comprenant la pause légale d’une durée de 20 minutes dès que le temps de travail a atteint 6 heures.

Cet accord est également consacré pour partie au droit à la déconnexion pour l’ensemble des salariés qui se voient appliquer la convention SYNTEC.

• L’adoption d’un congé pour interruption spontanée de grossesse

Tout salarié concerné par une interruption spontanée de grossesse bénéficiera d’une autorisation d’absence exceptionnelle de deux jours. Cette absence ne sera pas déduite des congés et elle n’entraînera pas de réduction du salaire.
Ce congé concerne tout aussi bien la salariée vivant cette interruption que son conjoint ou sa conjointe, dès lors que ces salariés sont soumis à la convention syntec.

• Mise en place d’une négociation annuelle des minimum conventionnels des ETAM et des ingénieurs et cadres

Les salaires minimum hiérarchiques seront réexaminés chaque année, au plus tard le 30 juin de chaque année.

3 astuces pour bien aborder une cession de fonds de commerce

Vous vous préparez à céder votre fonds de commerce. Vous avez un acquéreur et souhaitez que le processus se déroule le plus rapidement possible. Nous vous confions nos 3 meilleures astuces pour accélérer le processus, sans perdre en sécurité.

1. Préparez vos pièces

Avant d’acheter votre fonds de commerce, l’acquéreur va conduire une sorte d’audit de votre activité et se pencher sur chaque aspect de votre commerce. Vous devrez fournir tout un ensemble de pièces comme les pièces fiscales et comptables des derniers exercices, les contrats de travail des salariés, la liste de contrats en cours, etc.
Le plus souvent, il manque des pièces au client. Cela peut-être les conditions générales de vente d’un contrat de leasing qu’il a perdues et que la société de leasing ne renvoie par malgré les multiples demandes, un contrat de travail perdu, une attestation d’un comptable pas très réactif.
Notre conseil est de commencer, le plus tôt possible, à recenser les pièces à votre disposition, et à recherche les pièces manquantes.

2. Purgez les droits de préemption

Une des raisons principales de ralentissement d’une cession de fonds de commerce, c’est la purge des droits de préemption.
Le droit de préemption c’est le droit octroyé à une personne d’être prioritaire pour l’achat de votre fonds de commerce en cas de mise en vente. Il peut exister plusieurs droits de préemption : au profit des salariés, au profit de la commune dans certains cas, mais également au profit d’un cocontractant, si vous êtes franchisé par exemple.

Pour purger un droit de préemption, vous devez informer la personne titulaire du droit de préemption et attendre un délai prédéterminé (le plus souvent deux mois) qu’elle se manifeste avant de pouvoir vendre.

Cependant, pour aller plus vite, vous pouvez solliciter de ces personnes des attestations affirmant qu’elles n’entendent pas acquérir votre fonds, vous laissant libre de procéder à la vente avant l’expiration du délai de préemption.
Il est donc particulièrement important de recenser tôt dans le processus les droits de préemption existant pour régler en priorité cette formalité.

3. Prévenez rapidement votre Conseil

Par économie, nombreux sont les dirigeants d’entreprise qui attendent d’avoir avancé le plus possible dans le processus avant de prévenir leur avocat.
Cependant, en cas de litige, votre avocat n’aura pas pu revoir la lettre d’intention, ou encore la promesse de vente.

A vouloir faire des petites économies, vous pourriez connaître de grosses pertes.
Si vous avez un projet de cession de fonds de commerce, nous vous recommandons vivement d’aborder rapidement le sujet avec votre conseil habituel.

En outre, cela lui permettra de s’organiser et de vous garantir une réactivité maximale pendant les temps forts de la cession.

Une cession de fonds de commerce bien préparée peut se dérouler rapidement. Que vous ayez un simple projet ou que la cession de votre fonds de commerce soit bien avancée, vous gagnerez du temps à vous adresser à un avocat dont c’est la spécialité.

Notre cabinet, DESRUMAUX AVOCATS, se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette opération particulière.

6 atouts majeurs pour adopter un règlement intérieur dans votre entreprise

Peu importe la taille de votre entreprise, l’adoption d’un règlement intérieur peut transformer votre environnement de travail et apporter des avantages significatifs. Voici pourquoi vous devriez franchir le pas :

1. Renforcez l’Équité et la Transparence : Le règlement intérieur offre une structure claire pour gérer la discipline, en définissant un système de sanctions qui reflète votre approche équitable. Il prépare vos employés à anticiper les conséquences de leurs actes, propageant une ambiance de travail respectueuse et collaborative.

Avantage pratique : Les employés sont bien informés de leurs droits et obligations, ce qui prévient les malentendus et facilite la résolution des problèmes.

2. Soyez le Maître de l’Excellence Opérationnelle : Avec le règlement intérieur comme boussole, énoncez clairement vos normes d’hygiène, de santé et de sécurité. Cela favorise une adhésion optimale aux protocoles, minimise les incidents et booste la productivité.

Avantage pratique : Il réduit le risque d’accidents et de maladies professionnelles, assurant la protection de vos employés et la sérénité de votre entreprise.

3. Affirmez Votre Identité d’Entreprise : Le règlement intérieur est le miroir de votre entreprise. En plus de mettre en avant des détails spécifiques, il exprime vos valeurs, vos principes et vos attentes. C’est le canal privilégié pour transmettre l’esprit et l’identité de votre entreprise.

Avantage pratique : Il aide à aligner les comportements des employés avec la vision et les objectifs de l’entreprise, facilitant ainsi l’atteinte des objectifs stratégiques.

4. Harmonisez la Compréhension : Grâce au règlement intérieur, les règles de l’entreprise sont clairement comprises par tous. Il allège les contrats de travail de normes répétitives, laissant place à des clauses propres à chaque poste.

Avantage pratique : Il facilite l’intégration des nouveaux employés et assure une meilleure coopération entre les équipes grâce à une compréhension commune des règles de l’entreprise.

5. Faites du Règlement Intérieur votre Allié RSE : Le règlement intérieur est un soutien précieux pour vos actions RSE. Il peut incorporer des principes d’éco-responsabilité, de respect des droits humains et d’éthique, propulsant votre entreprise vers un futur durable et respectueux.

Avantage pratique : Il améliore votre réputation d’entreprise responsable, attirant ainsi des clients et des talents qui valorisent l’éthique et la durabilité.

6. Renforcez Votre Culture d’Entreprise : Le règlement intérieur est l’outil idéal pour consolider votre culture d’entreprise. Que vous souhaitiez encourager la collaboration, l’innovation, la diversité, l’intégrité ou d’autres valeurs essentielles, il assure leur intégration et leur compréhension par tous les employés. Cela contribue à attirer et à retenir des talents alignés sur ces mêmes valeurs, renforçant ainsi l’unité et la performance de votre équipe.

Avantage pratique : Il contribue à améliorer l’engagement des employés, à favoriser un environnement de travail positif et à augmenter la performance globale de l’entreprise.

La mise en place d’un règlement intérieur est plus simple qu’il n’y paraît. Une fois élaboré, il suffit de l’envoyer à l’inspection du travail et au greffe du conseil des prud’hommes compétent. Sa flexibilité vous permet de le modifier à tout moment, pour qu’il reste toujours en phase avec les évolutions de votre entreprise.

N’attendez plus, prenez le contrôle de votre entreprise avec un règlement intérieur bien pensé !

Notre cabinet, DESRUMAUX AVOCATS, se tient à votre disposition pour vous aider à rédiger et à instaurer ce document essentiel.

Les clauses obligatoires dans les conditions générales de vente

Vous avez décidé de mettre en place des Conditions générales de vente pour encadrer votre activité commerciale et vos rapports avec vos clients professionnels. Vous vous demandez ce qu’il est obligatoire d’y faire figurer.

L’article L. 441-1 du Code de commerce prévoit que les conditions générales de vente doivent comprendre deux éléments : (i) les éléments de détermination du prix (tels que le barème des prix unitaires et les éventuelles réductions de prix) et (ii) les conditions de règlement.

Les éléments de détermination du prix

Le barème des prix unitaires

La circulaire du 8 décembre 2005 relative aux relations commerciales résume très bien les attentes en manière d’expression des prix.

« L’établissement d’un barème de prix n’est pas obligatoire. En effet, il ne peut exister que pour autant que l’activité en question se prête à son élaboration. Les produits et services sur devis en sont exclus. De même, les prix de certains produits, notamment agricoles, sont soumis à des fluctuations de cours qui ne permettent pas l’établissement d’un barème

A l’inverse, il n’est pas interdit au vendeur d’établir plusieurs barèmes qu’il destine à plusieurs catégories de clientèles auprès desquelles il commercialise ses produits ou ses services. ».

Les réductions de prix

Cette dénomination regroupe trois types de réductions : les remises (réductions immédiates sur le prix d’un bien ou d’un service), les rabais (réductions de prix à caractère commercial accordées en cas de défaut de qualité, de retard de livraison, ou de non-conformité de la commande) et les ristournes (remboursement au client d’une partie de la somme qu’il a déjà payée). Le montant et les modalités selon lesquelles tout acheteur peut bénéficier de ces réductions doit figurer des les conditions générales de vente .

Les conditions de règlement

Il s’agit de l’ensemble des modalités selon lesquelles l’obligation du client consistant à payer le prix doit être exécutée.
A minima, les conditions de règlement indiquent les délais de paiement ainsi que les pénalités pour retard de paiement.

Les délais de paiement

Le Code de commerce définit un délai de paiement maximum ne pouvant excéder 45 jours fin de mois ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture. Cependant, cette durée peut être contractuellement allongée lorsque le contrat prévoit une procédure d’acceptation ou de vérification permettant de certifier la conformité des marchandises ou des services, et prévoit explicitement l’allongement du délai maximal de paiement.

Cela ne peut pas, cependant, avoir pour effet de retarder abusivement le point de départ des délais de paiement.

Les pénalités pour retard de paiement

Légalement, le taux d’intérêt de retard est « égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente majoré de 10 points de pourcentage ». Il est possible de déroger à cette règle mais le taux d’intérêt de retard ne peut pas, en tout état de cause, être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal.

N.B. :cet article concerne les Conditions générales de vente à destination des clients professionnels uniquement. Les Conditions générales de vente à destination des particuliers comprennent d’autres clauses obligatoires.

La communication et l’acceptation des CGV : quelles obligations ?

Vous avez rédigé ou fait rédiger des Conditions générales de vente, mais vous ignorez quand et comment les transmettre à vos clients. Cette question n’est pas à prendre à la légère. Trop de professionnels disposent de CGV qui ne peuvent pas s’appliquer et leur sont donc complètement inutiles, fautes d’avoir été correctement transmises aux clients. Le premier alinéa de l’article 1119 du Code civil prévoit que : « les conditions générales invoquées par une partie n’ont effet à l’égard de l’autre que si elles ont été portées à la connaissance de celle-ci et si elle les a acceptées. » En effet, les Conditions Générales de Ventes sont un contrat ; il ne peut pas s’appliquer à vos clients par votre seule volonté. Vos clients doivent avoir lu et accepté vos Conditions Générales de Ventes avant de commander auprès de vous. Il est important de bien décomposer les deux phases de cette obligation :
  • 1. Prendre connaissance des CGV
  • 2. Accepter les CGV
Ainsi, un client peut signer déclarer avoir accepté des CGV, mais si vous ne lui avez jamais remises, et qu’elles ne sont pas disponibles en ligne, alors il n’a pas pu en prendre connaissance et les conditions ne sont pas remplies. De même, un client peut avoir reçu les CGV, envoyées avec le devis par exemple, mais s’il n’atteste pas les avoir signées, les conditions ne sont pas remplies. Nous recommandons à nos clients de toujours joindre leurs CGV au devis ou au bon de commande du client et de s’assurer que les deux soient signés par la même occasion. Il existe de nombreux logiciels automatisant ce processus, ou logiciels de signature en ligne, qui permettent de faire signer rapidement vos CGV par vos clients et conservent la preuve informatique de cette signature.

Exemple tiré de notre pratique

Nous avons établi des CGV pour un client spécialiste de prestations de services à domicile. Il a oublié de les communiquer et de les faire signer à un client pressé de mettre en place la prestation. Un litige a opposé les deux parties, et l’absence de transmission de CGV met notre cliente dans une position difficile. Le litige est encore en cours.

Contrats conclus hors établissement : notion et obligations

Le Code de la consommation régit les relations entre les professionnels et les consommateurs (personnes physiques agissant dans le cadre privé). Il accorde aux consommateurs certains droits particulièrement protecteurs, parmi lesquels le droit de rétractation, l’obligation d’information précontractuelle, etc.

Sous certaines conditions, certaines dispositions du droit de la consommation peuvent s’appliquer à certains professionnels. Le droit de rétractation fait partie de ces dispositions.

Vous devez offrir à votre client un droit de rétractation si :

  • Le contrat est conclu hors établissement ; et
  • L’objet du contrat n’entre pas dans le champ d’activité principale du client (exemple : contrat pour la création d’un site alors que le client a une entreprise de jardinerie) ; et
  • Le client a 5 salariés ou moins.

Qu’est-ce qu’un contrat conclu hors établissement ?

Ce contrat est défini à l’article L. 221-1 du Code de la consommation, qui vise surtout les contrats conclus dans un lieux de vente qui n’est pas le lieu de commerce habituel du vendeur (une foire, une exposition, une excursion promotionnelle, etc.) ou conclus dans le lieu de vente habituel du vendeur immédiatement après une rencontre dans un tel lieu.

Si votre processus de vente entre dans ce cas de figure, ou est susceptible d’y entrer à l’occasion d’un évènement particulier, vous devez adapter vos Conditions générales de vente.

Notamment, vous devrez :

  • Y insérer les mentions particulières de l’article L. 221-5 du Code de la consommation ;
  • Y prévoir toutes les dispositions particulières applicables aux contrats conclus hors établissement prévus par le Code de la consommation ;
  • Mettre en place un droit de rétractation.

Les professionnels exerçant leur activité dans des foires ou expositions sont particulièrement susceptibles de voir leurs Conditions générales de vente contrôlées par les autorités compétentes.

Droit de rétractation : qui paye les frais de port ?

Qu’est-ce que le droit de rétractation ?

Le droit de rétractation est un droit accordé par la loi aux consommateurs personnes physiques. Il leur permet de renoncer à un achat et de demander un remboursement, sans avoir à fournir de motif.

Le droit de rétractation s’applique dans les cas suivants :

  • Lorsque l’achat a été effectué à distance (par téléphone, internet, etc.)
  • Lorsque l’achat a été fait lors d’une vente à domicile
  • Lorsque l’achat a été fait lors d’une foire ou d’une exhibition

Le consommateur dispose généralement de 14 jours pour exercer son droit de rétractation, à compter de la date de réception de la commande.

Il est important de noter que le droit de rétractation ne s’applique pas à tous les types de biens ou de services. Par exemple, il ne s’applique pas aux biens personnalisés ou aux prestations de services qui ont déjà été entièrement réalisées.

Qui bénéficie du droit de rétractation ?

Le droit de rétractation est accordé aux consommateurs, c’est-à-dire aux personnes physiques qui agissent à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de leur activité professionnelle.

Il est important de noter que le droit de rétractation ne s’applique pas aux personnes morales ou aux professionnels qui achètent des biens ou des services dans le cadre de leur activité professionnelle. Ces derniers doivent se référer aux conditions générales de vente qui sont spécifiques à chaque contrat.

Est-ce que l’entreprise doit rembourser les frais de port ?

Il convient de distinguer deux types de frais de port : les frais d’envoi et les frais de retour.

Les frais d’envoi du produit du professionnel au consommateur : ces frais doivent être remboursés au consommateur. C’est très clairement prévu à l’article L221-24 du Code de la consommation qui dispose que « lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel rembourse le consommateur de la totalité des sommes versées, y compris les frais de livraison ».

Les frais de renvoi du produit du consommateur au professionnel : le consommateur prend à sa charge le coût de renvoi du produit à deux conditions :

  • Le professionnel doit avoir informé le consommateur que ce coût sera à sa charge. Il est donc important que cela soit inscrit aux Conditions générales de vente.
  • Le produit doit pouvoir être renvoyé normalement par voie postale. Pour les produits qui ne le peuvent pas en raison de leur nature, le vendeur récupère le bien à ses frais.

Quel impact sur les Conditions Générales de Vente ?

Le Code de la consommation impose que les Conditions générales de vente d’une entreprise s’adressant à des consommateurs détaillent l’étendue et les conditions de mise en œuvre du droit de rétractation et présentent un formulaire de rétractation particulier.

De plus, pour ne pas avoir à prendre à votre charge les frais de port du retour du produit, il convient de prévenir le consommateur que ceux-ci seront à sa charge.

D’une manière générale, si votre activité s’adresse à des personnes physiques, vous êtes tenu de faire paraître à vos Conditions générales de vente un certain nombre de mentions obligatoires. Nous pouvons vous aider à naviguer vos obligations et rédiger un document qui détermine clairement vos droits et vos obligations.

Concurrence déloyale : on m’accuse de détournement de clientèle & concurrence déloyale 

La concurrence déloyale : c’est quoi ?

La concurrence déloyale est une pratique commerciale qui consiste à violer les règles de concurrence en place pour obtenir un avantage sur les concurrents de manière illégale. Elle peut prendre plusieurs formes, telles que : la contrefaçon, le parasitisme commercial, la publicité mensongère, le détournement de clientèle, etc.

En France, la concurrence déloyale est réprimée par le Code de commerce et le Code de la propriété intellectuelle. Les victimes de concurrence déloyale peuvent intenter une action en justice pour obtenir des dommages et intérêts, ainsi que des mesures d’urgence pour faire cesser les pratiques illégales.

Est-ce que je peux prendre la clientèle de mon concurrent ?

Tout dépend de la manière dont vous vous attachez cette clientèle. Il n’est pas, en principe, interdit de s’attacher une clientèle qui fait habituellement appel à un autre prestataire.

En revanche, la manière dont vous le faites peut être considérée comme déloyale, et caractériser un cas de détournement de clientèle, illégal.

Le « détournement » de clientèle consiste à chercher à détourner les clients d’une entreprise concurrente en utilisant des moyens illégaux ou déloyaux qui peuvent être :

  • Le dénigrement : la diffusion de fausses informations ou de rumeurs sur les produits ou les services d’une entreprise concurrente dans le but de nuire à sa réputation et de convaincre les clients de changer de fournisseur.
  • L’utilisation de données confidentielles : l’utilisation illégale d’informations confidentielles obtenues de manière frauduleuse, telles que des listes de clients, des plans de marketing, etc.
  • L’offre de rabais ou d’avantages excessifs : l’offre de réductions de prix excessives ou d’autres avantages financiers pour attirer les clients des concurrents.

Cependant, si vous vous abstenez d’user de moyens déloyaux, vous pouvez tout à fait solliciter une clientèle qui fait habituellement appel à un autre prestataire pour lui proposer vos prestations.

Est-ce que je peux démarcher la clientèle de mon ancien employeur ?

Si vous avez quitté une entreprise pour fonder une entreprise concurrente, vous devez faire attention à plusieurs choses.

Si vous avez signé un contrat de travail avec une clause de non-concurrence, il est possible que cette clause vous interdise de mener une activité concurrente à celle de votre ancien employeur pendant une période donnée après la fin de votre contrat de travail.

En outre, votre contrat de travail peut contenir une clause de non-sollicitation. Une clause de non-sollicitation est une clause qui interdit à un employé de solliciter les clients ou les fournisseurs de son ancien employeur pendant une période déterminée après son départ de l’entreprise. Cette clause est souvent incluse dans

Comment aborder un différend avec un partenaire commercial ?

Votre entreprise a conclu un contrat avec un partenaire (client, fournisseur, etc.) et vous avez un désaccord avec lui sur l’exécution du contrat. Nous vous indiquons comment réagir au mieux pour éviter un litige, mais pour préserver au mieux vos droits en cas d’action contentieuse.

Lire et appliquer le contrat

En cas de doute ou de mésentente sur l’exécution d’un contrat, il convient toujours de se référer à celui-ci. Que prévoit-il ? Quelle sanction prévoit-il ?

Si vous avez conclu avec votre partenaire un accord dérogeant au contrat, retrouvez toutes les traces de vos échanges écrits à ce sujet (sms, courriel) pour les rappeler à votre partenaire.

De la même façon, si vous n’avez pas conclu de contrat écrit, retrouvez toutes les traces de vos échanges et de la manière dont les choses se déroulent habituellement pour prouver que vous respectez vos obligations.

Négocier avec son cocontractant

Un litige, s’il peut avoir une issue très favorable, est nécessairement plus long et parfois coûteux. Souvent, la négociation est la manière la plus rapide de régler une situation conflictuelle. Pour une négociation réussie, rappelez-vous que vous êtes dans votre droit, mais proposez à votre cocontractant une solution dans laquelle il a également quelque chose à gagner. Soyez ferme, mais invitant, tout en rappelant qu’en cas d’échec, vous n’hésiterez pas à faire valoir vos droits devant une juridiction.

Mettre en demeure

La conduite de négociations amiables ne vous dispense pas d’adresser à votre cocontractant un courrier de mise en demeure. Celui-ci permet de prendre acte de la situation, et fait courir certains délais qui pourront pousser votre cocontractant à être plus réactif et vous permettront d’agir plus rapidement devant une juridiction.

Nous vous invitons vivement à consulter un avocat avant de rédiger un tel courrier. Il pose le cadre de votre potentiel futur litige et il est donc primordial qu’il soit rédigé avec diligence.

Consulter un avocat

N’attendez pas que les rapports soient irrémédiablement compromis avant de vous adresser à un avocat. Une part importante des litiges que nous soumettent nos clients se règlent en dehors de toute action au tribunal, après une mise en demeure et des échanges entre les parties négociant une issue amiable.

Comment aborder efficacement la cession de votre fonds de commerce

Vous vous préparez à céder votre fonds de commerce. Vous avez un acquéreur et souhaitez que le processus se déroule le plus rapidement possible. Nous vous confions 3 meilleures astuces pour accélérer le processus, sans perdre en sécurité.

Préparer ses pièces

Avant d’acheter votre fond de commerce, l’acquéreur va conduire une sorte d’audit de votre activité et se pencher sur chaque aspect de votre commerce. Vous devrez fournir tout un ensemble de pièces comme les pièces fiscales et comptables des derniers exercices, les contrats de travail des salariés, la liste de contrats en cours, etc.

Le plus souvent, il manque des pièces au client. Cela peut-être les conditions générales de vente d’un contrat de leasing qu’il a perdues et que la société de leasing ne renvoie par malgré les multiples demandes, un contrat de travail perdu, une attestation d’un comptable pas très réactif.

Notre conseil est de commencer, le plus tôt possible, à recenser les pièces à votre disposition, et à recherche les pièces manquantes.

Purger les droits de préemption

Une des raisons principales de ralentissement d’une cession de fonds de commerce, c’est la purge des droits de préemption.

Le droit de préemption c’est le droit octroyé à une personne d’être prioritaire pour l’achat de votre fonds de commerce en cas de mise en vente. Il peut exister plusieurs droits de préemption : au profit des salariés, au profit de la commune dans certains cas, mais également au profit d’un cocontractant, si vous êtes franchisé par exemple.

Pour purger un droit de préemption, vous devez informer la personne titulaire du droit de préemption et attendre un délai prédéterminé (le plus souvent deux mois) qu’elle se manifeste avant de pouvoir vendre.

Cependant, pour aller plus vite, vous pouvez solliciter de ces personnes des attestations affirmant qu’elles n’entendent pas acquérir votre fonds, vous laissant libre de procéder à la vente avant l’expiration du délai de préemption.

Il est donc particulièrement important de recenser tôt dans le processus les droits de préemption existant pour régler en priorité cette formalité.

Prévenir rapidement son conseil

Par économie, nombreux sont les dirigeants d’entreprise qui attendent d’avoir avancé le plus possible dans le processus avant de prévenir leur avocat.

Cependant, en cas de litige, votre avocat n’aura pas pu revoir la lettre d’intention, ou encore la promesse de vente.

A vouloir faire des petites économies, vous pourriez connaître de grosses pertes.

Si vous avez un projet de cession de fonds de commerce, nous vous recommandons vivement d’aborder rapidement le sujet avec votre conseil habituel.

En outre, cela lui permettra de s’organiser et de vous garantir une réactivité maximale pendant les temps forts de la cession.