La force majeure et les contrats commerciaux : que se passe-t-il en cas d’imprévu ?

1. Qu’est-ce que la force majeure ?

La force majeure est un concept juridique qui intervient dans les contrats commerciaux pour traiter des situations imprévues et indépendantes de la volonté des parties contractantes. Elle fait souvent l’objet d’une clause spécifique dans les contrats.

Cependant, la force majeure peut quand même être soulevée, en dehors du contrat et ce dans le cadre de la loi.

La force majeure est définie à l’article 1218 du Code civil comme « un événement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées, empêche l’exécution de son obligation par le débiteur ».

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En effet, pour que soit reconnue la force majeure dans un contrat, il faut la réunion de quatre conditions :

  • Que l’évènement affectant le contrat soit extérieur c’est-à-dire qu’il ne dépende pas de la volonté du débiteur de l’obligation.

    Par exemple : dans un contrat, la survenance d’une crise sanitaire telle que celle du Covid-19 et notamment, du premier confinement, est un évènement échappant totalement au contrôle du débiteur.

  • Que l’événement soit raisonnablement imprévisible : la survenance de cet événement ne doit pas avoir été raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat.

    Par exemple : le fait que le créancier de l’obligation ne s’exécute pas est un événement prévisible à la conclusion du contrat. Il n’entre, donc, pas dans le champ d’application de la force majeure.

  • Un évènement insurmontable pour le débiteur : le débiteur n’a pas pu éviter les effets de cet évènement par des mesures appropriées.

    Par exemple : le confinement.

  • L’évènement doit empêcher l’exécution de l’obligation du débiteur : cet empêchement peut être temporaire et dans ce cas, l’exécution est suspendue. Si l’empêchement est définitif, le contrat est résolu de plein droit.

2. Que se passe-t-il si les conditions de la force majeure sont réunies ?

2.1. Preuve et notification :

Seul le débiteur peut invoquer la force majeure. La force majeure est un mécanisme de protection du débiteur uniquement, et non du créancier. La preuve est, donc, généralement apportée par le débiteur et elle est appréciée souverainement par les juges du fonds.

A noter que la force majeure peut être invoquée, en dehors de tout litige, par les cocontractants. Elle peut, d’ailleurs, faire l’objet d’une négociation entre les parties.

2.2. Effets sur le contrat :

Si l’évènement en question empêche définitivement le débiteur d’exécuter son obligation, le contrat sera résolu. La résolution a un effet rétroactif ; cela signifie que le contrat est considéré comme n’ayant jamais existé.

Cependant, si l’évènement en question n’empêche que temporairement le débiteur dans l’exécution de son obligation, le contrat est seulement suspendu jusqu’au moment où la force majeure vient à cesser.

3. Comment prendre en compte au mieux la force majeure dans la rédaction de vos contrats commerciaux ?

L’article 1218 du Code civil, qui traite de la force majeure, n’est pas d’ordre public. Cela signifie que l’on peut y déroger.

Cela implique que les parties à un contrat ont la possibilité de définir les contours de la force majeure, y compris les événements considérés comme tels et leurs conséquences (comme la suspension du contrat, sa résiliation, la possibilité de négociations ultérieures entre les parties).

Il est donc fréquent, notamment dans les contrats conclus entre professionnels, qu’une clause encadrant la force majeure soit incluse : il est recommandé de l’examiner attentivement avant de s’engager.

Parmi les événements couramment mentionnés directement dans les clauses de force majeure actuelles, on trouve par exemple : les crises sanitaires, les catastrophes naturelles, les grèves.

Les contrats commerciaux peuvent, donc, contenir des dispositions spécifiques limitant ou excluant la responsabilité en cas de force majeure. Il est important de bien comprendre ces clauses lors de la rédaction ou de la négociation d’un contrat.

C’est pourquoi, nous nous tenons à vos côtés pour vous accompagner dans la rédaction de vos contrats commerciaux.

La crise sanitaire nous a révélé l’importance d’un contrat bien rédigé pour se protéger au mieux et éviter d’être pris au piège d’un contrat devenu impossible à exécuter.

Recouvrement de créances : quand et comment faire appel à un avocat ?

Souvent, des défaillances d’entreprise sont dues à des retards de paiement.

Face à des factures impayées, les chefs d’entreprises se sentent souvent dépassés et ont besoin d’être accompagnés dans les démarches visant à recouvrer ces sommes. Celles-ci menacent directement la trésorerie des entreprises. C’est pourquoi, elles doivent être recouvrées. Le recouvrement de créances est une activité, qui consiste à utiliser des moyens variés afin d’obtenir d’un débiteur le paiement de la créance due. C’est au terme de ce processus que l’avocat a un rôle à jouer.

Il ne vous est pas nécessaire d’attendre que les impayés se cumulent ou que la situation devienne contentieuse pour faire appel à un avocat. Nous pouvons vous accompagner, dès le début, dans vos démarches que ce soit pour recouvrer votre créance par un recours amiable ou judiciaire.

Afin de vous éclairer sur le moment opportun pour faire appel à un avocat lors de recouvrement de créances, nous vous avons dressé la liste des signaux d’alerte devant être portés à votre attention.

Quand faire appel à un avocat en matière de recouvrement de créances ?

    • Créances importantes : si la créance impayée est d’un montant significatif
    • Tentatives amiables infructueuses : vous avez tenté de recouvrer votre créance en négociant avec votre créancier, par le biais de relances courriers, courriels ou téléphoniques. Cependant, ces démarches n’ont pas abouti et vous ne parvenez pas à obtenir le paiement de votre dû.
    • Conflit lié à la créance : votre créancier et vous-même n’êtes pas d’accord sur la nature, le montant ou l’existence même de la créance. Il existe, donc, une contestation de la créance et un litige entre les parties que le regard expert d’un avocat peut éclairer.
    • Procédure contentieuse : la tentative de recouvrement amiable est insuffisante, et il vous est nécessaire de déclencher des poursuites judiciaires afin d’obtenir le paiement des créances dues.
recouvrement créance entreprise

Comment faire appel à un avocat en matière de recouvrement de créances ?

  • Sélectionner un avocat spécialisé : le recouvrement de créances relève de la matière du droit des affaires. Vous devez choisir un cabinet disposant d’un pôle en droit des affaires, ce qui vous permettra d’être représenté efficacement.
  • Récolter des preuves : avant la prise de contact avec votre Conseil, nous vous recommandons de disposer des preuves nécessaires pour prouver l’existence de votre créance : factures, bons de commandes, bons de livraisons, livrets de compte, contrats, correspondances (…). Plus vous aurez d’éléments au dossier, plus efficace sera la démarche.
  • Contact avec l’avocat : appelez l’avocat spécialisé en droit des affaires afin de demander un rendez-vous. Cette prise de contact permettra de lui exposer de manière claire les faits, les documents que vous avez en votre possession pour étayer vos propos ainsi que vos objectifs en matière de recouvrement.
  • Plan d’action : en fonction de la situation, un plan visant à recouvrer votre créance sera mis en œuvre. Cela peut inclure l’envoi de lettres de mises en demeures, des négociations ou encore des procédures judiciaires en injonction de payer ou autres.
  • Suivi de recours : l’avocat vous tiendra informé de l’avancement du recouvrement. En fonction, d’autres démarches pourront être mises en œuvre.

L’avocat est, donc, votre allié dans l’ensemble du processus du recouvrement des créances. Il apportera un regard expert sur votre situation et mettra à votre disposition les outils juridiques dont il dispose afin de débloquer votre situation.

Le cabinet DESRUMAUX AVOCATS dispose d’une expertise en droit des affaires et saura vous accompagner dans vos démarches.

Comprendre la cession de fonds de commerce en 5 questions clefs

La cession de fonds de commerce est l’opération par laquelle le propriétaire d’un fonds en transfère la propriété à un cessionnaire en contrepartie d’un prix.

Il s’agit d’une opération complexe qui implique des aspects juridiques, financiers et pratiques. En effet, la cession est plus complexe qu’une simple vente. Les intérêts en jeu sont plus importants et réclament une protection tant du vendeur que de ses créanciers et de l’acquéreur. En premier lieu, il est particulièrement important de définir avec précision quels sont les éléments qui sont cédés, et ceux qui ne le sont pas et rédiger un acte de cession clair. En outre, il faut suivre avec diligence les formalités post-cession par lesquelles des créanciers peuvent former opposition à la vente. Cela peut devenir particulièrement grave si le total des créances est supérieur au prix de vente.

Pour vous aider à mieux appréhender la cession de fonds de commerce, nous vous proposons de raisonner en 5 questions clefs.

Qu’est-ce qu’un fonds de commerce ?

Le fonds de commerce est un ensemble d’éléments corporels et incorporels qui permettent l’exercice d’une activité commerciale ou artisanale. Cela inclut généralement des biens matériels tels que les locaux, le matériel, les stocks, ainsi que des éléments incorporels comme la clientèle, le nom commercial, les contrats, etc.

La cession d’un fonds de commerce concerne la vente de cet ensemble d’éléments.

L’élément le plus important du fonds de commerce est la clientèle, sans laquelle celui-ci ne saurait exister. Cette clientèle peut se définir comme l’ensemble des personnes qui se fournissent régulièrement chez le commerçant. Tant qu’une clientèle n’est pas constatée, le fonds de commerce n’a pas d’existence. Par conséquent, la cession de fonds de commerce inclut également celle de la clientèle du fonds.

a vendre fonds de commerce

Qu’est-ce qui distingue la cession du fonds de commerce des hypothèses voisines ?

L’apport en société : on retrouve l’apport en société fréquemment lorsqu’un entrepreneur individuel décide d’apporter un bien dans le but de constituer une société. En contrepartie de cet apport, l’associé percevra des titres. En revanche, dans la cession de fonds de commerce, il s’agit seulement de « vendre » son fonds de commerce à un acquéreur. En contrepartie, le propriétaire ne percevra qu’une somme d’argent.

La location gérance : ici, le propriétaire du fonds de commerce concède totalement ou partiellement la location de son fonds à un gérant qui l’exploite à ses risques et périls, en contrepartie d’un loyer. Il s’agit seulement de transférer l’exploitation du fonds de commerce à autrui en échange d’une redevance. Or, la cession de fonds de commerce transfère également le titre de propriété.

La cession de la totalité des parts : la cession de parts sociales concerne la vente de la propriété d’une partie du capital social d’une société, tandis que la cession de fonds de commerce concerne la vente d’un ensemble d’éléments permettant l’exercice d’une activité commerciale.

Qu’est-ce qui constitue l’acte de cession de fonds de commerce ?

Le consentement du conjoint : la validité de la vente d’un fonds de commerce par un époux commun en biens requiert le consentement de son conjoint

Le prix doit être déterminé ou, à défaut, déterminable

L’acte de cession doit être écrit

Une obligation précontractuelle d’information pèse sur le vendeur

L’acheteur doit avoir eu accès aux documents comptables du fonds

Quelles sont les formalités légales à accomplir ?

Information précontractuelle des salariés : Le vendeur d’un fonds de commerce est légalement tenu d’informer ses salariés de la cession

Information des tiers : publication dans un délai de 15 jours au Journal d’Annonces Légales et Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales

Enregistrement : la publication de la vente du fonds doit être précédée d’un enregistrement aux fins d’informer l’administration fiscale

Quel est le coût d’une cession de fonds de commerce ?

→ Les services d’un professionnel du droit, un avocat spécialisé en droit des affaires, sont souvent nécessaires pour rédiger l’acte de cession, assurer la conformité juridique et conseiller les parties tout au long du processus.

Frais de publicité : la cession de fonds de commerce doit être annoncée dans un journal d’annonces légales et au Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales (les frais liés à ces annonces dépendent du journal choisi et de la taille de l’annonce). La publication de la vente du fonds doit être précédée d’un enregistrement aux fins d’informer l’administration fiscale.

Frais fiscaux : La cession de fonds de commerce peut avoir des implications fiscales, notamment en termes de droits d’enregistrement et d’imposition sur la plus-value. Le droit d’enregistrement pour une cession de fonds de commerce est composé d’un droit budgétaire, d’une taxe départementale et d’une taxe communale dont les taux varient en fonction du prix de la cession. Il est exigible sur le prix de vente du fonds de commerce augmenté, le cas échéant, des charges imposées à l’acquéreur. Le montant des droits ne peut être inférieur à 25 € correspondant au minimum de perception.

Frais liés au bail commercial : Si le fonds de commerce est exploité dans un local loué, il peut y avoir des frais liés à la modification du bail ou à la notification au bailleur.

Force est de constater que la cession de fonds de commerce revêt un caractère complexe nécessitant l’accompagnement par un cabinet d’avocats. Nous vous proposons notre aide dans la rédaction de vos actes de cessions ainsi que dans vos démarches complémentaires.

Droit du bail commercial : ce que tout propriétaire devrait connaître

Afin d’exploiter son activité, le commerçant a besoin d’un lieu permettant l’accès à une clientèle potentielle. À moins d’acheter un local, le commerçant devra se résoudre, le plus souvent, à le louer. La conclusion d’un bail commercial lui permettra d’exploiter son fonds au sein de « murs » mis à sa disposition par un bailleur.

Le droit du bail commercial régule les relations entre le propriétaire d’un bien commercial (le bailleur) et le locataire qui exploite une activité commerciale dans ce bien (le preneur).

Pour rappel, le bailleur peut être tout propriétaire, personne physique ou morale, d’immeubles, de locaux ou encore d’emplacements.

Cet article est axé sur les règles en matière de bail commercial à connaître pour le propriétaire du lieu d’exploitation de l’activité. Pour cela, nous avons décidé de vous révéler, à vous propriétaire, les points déterminants à connaître en matière de bail commercial.

1) À connaître avant la conclusion du bail commercial

Pour consentir valablement un bail commercial, vous devez vous assurer d’avoir le pouvoir et la capacité de conclure un tel acte.

  • En matière de capacité, vous devez être majeur (18 ans). Si vous êtes sous tutelle, votre tuteur peut conclure un bail à usage commercial à votre place. Toutefois, pour le renouvellement de celui-ci, il faudra solliciter l’accord du conseil de famille ou à défaut, du juge des tutelles.
  • En matière de pouvoir, deux situations doivent être mises en lumière:
  • Si vous êtes marié sous le régime légal de la communauté de biens ou en communauté universelle, et que le bien est commun, vous devez solliciter l’accord écrit de votre époux/se, à peine de nullité du bail commercial.
  • Si vous êtes usufruitier, vous ne pouvez pas conclure de bail commercial sans l’accord écrit du nu-propriétaire, à peine de nullité.
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2) À connaître au moment de la conclusion du bail commercial

  • Vous avez l’obligation de dresser un état des lieux tant lors de la prise de possession des locaux que lors de la restitution des locaux.
  • Également, vous devez dresser un inventaire des charges locatives et des impôts afin de fixer une répartition entre vous et le preneur.
  • Enfin, vous avez l’obligation d’informer le preneur sur : les catégories de charges, impôts, taxes et redevances chaque année et à chaque fois qu’elles sont nouvelles ainsi que sur les travaux réalisés ou à venir. Tout ceci dans un souci de transparence.

3) À connaître en cours de bail

  • Sur la résiliation anticipée du bail : la durée minimum du bail commercial est de 9 ans. Toutefois, vous pouvez donner congé au preneur à l’issue d’une période de 3 ans en cas de travaux ou de démolitions ou s’il existe au sein du bail commercial une clause résolutoire, ou, encore, en cas d’un commun accord entre les deux parties.
  • Sur le changement d’activité totale du preneur : possibilité de s’y opposer pour motif grave et légitime, notamment si cela est de nature à compromettre vos intérêts.
  • Sur la sous-location : il vous est conseillé de vous opposer directement à la sous-location par une clause spécifique incluse dans le contrat de bail commercial. Le cas échéant, il vous est possible de la refuser ultérieurement. Si la sous-location est irrégulière (contre votre accord mais quand même effectuée), vous pouvez résilier le bail principal et obtenir le paiement des loyers perçus par votre locataire.
  • Sur le refus de renouveler le bail : si vous décidez de refuser au preneur le renouvellement de son bail, vous devrez lui verser une indemnité d’éviction (somme d’argent), sauf à prouver un motif grave et légitime.
  • Sur la possibilité de réviser les loyers : vous pourrez modifier le montant du loyer tous les 3 ans ou par le jeu de clauses spécifiques.

Tous ces éléments nous laissent à penser qu’en tant que propriétaire, vous devez prendre le temps de réfléchir au contrat de bail commercial que vous souhaitez conclure. Pour ce faire, nous pouvons vous accompagner dans vos démarches en vous aidant à définir vos besoins, à vous protéger juridiquement par le biais de la rédaction du bail commercial et, enfin, à vous assister en cours de bail.

LES CLAUSES ESSENTIELLES A INCLURE DANS VOS CONTRATS COMMERCIAUX

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La rédaction de contrats commerciaux revêt une importance capitale dans le monde des affaires, notamment pour dessiner les contours de la relation commerciale. Que vous soyez entrepreneur individuel ou une société, vous serez tôt ou tard confronté au contrat commercial. Celui-ci régit les relations entre l’entreprise et ses partenaires, ses clients, ses fournisseurs ou tout acteur commercial. Plus largement, le contrat commercial encadre la relation vendeur et acheteur.

Cet article a vocation à vous éclairer sur les clauses essentielles à inclure dans vos contrats commerciaux afin d’éviter de disposer d’un contrat « type » inadapté à vos besoins, et vous prémunir contre les risques liés à l’exécution du contrat.

Avant toute chose, il convient de rappeler les spécificités des contrats commerciaux et ceux qui sont les plus courants.

1) Qu’est-ce qu’un contrat commercial ?

Pour rappel, les contrats commerciaux sont des actes juridiques dont l’objet est commercial ou lorsqu’il est accompli par un commerçant pour les besoins de son commerce. Seule l’une des parties peut être commerçante, le contrat devient, donc, un contrat commercial mixte.

Les particularités des contrats commerciaux résident dans :

  • L’objet : il est commercial
  • Les parties : au moins l’une des parties au contrat doit être commerçante
  • La rupture du contrat : elle doit respecter un préavis
  • Le tribunal compétent : celui du défendeur, par principe

2) Les différents types de contrats commerciaux

Il existe plusieurs types de contrats commerciaux au sein du monde des affaires, chacun correspondant à des besoins et des situations spécifiques.

  • Le contrat de vente : établit les termes et conditions de la vente de biens entre un vendeur et un acheteur
  • Le contrat de fourniture : encadre les conditions de la fourniture de biens ou de services entre un fournisseur et un client
  • Le contrat de distribution : règle les conditions selon lesquelles un distributeur distribuera les produits ou services d’un fabricant ou fournisseur
  • Le contrat de location commerciale : régule la location de biens immobiliers à des fins commerciales (locaux commerciaux principalement)
  • Le contrat de partenariat : met en avant les termes d’une collaboration entre deux parties dans le cadre d’une entreprise commune
  • Le contrat de prestation de services : encadre la prestation de services fournis par un prestataire à un client

3) Les clauses essentielles des contrats commerciaux

Le contrat commercial est normé et doit comporter diverses clauses. Il importe de le rédiger avec le plus de précision possible.

Nous vous proposons des exemples de clauses essentielles à inclure dans la rédaction de vos contrats commerciaux afin de vous prémunir contre les éventuels litiges en découlant :

  • L’identification claire des parties au contrat : elle permet d’être certain de qui s’engage, et qui ne s’engage pas.
  • L’objet du contrat : elle indique avec précision sur quoi porte le contrat
  • Les modalités financières : cette clause indique le prix, la contrepartie, le mode de paiement, les remises éventuelles ou encore les pénalités en cas de retard
  • La durée du contrat : elle fixe si celui-ci est à durée déterminée (délai clairement défini) ou à durée indéterminée (délai non défini)
  • La confidentialité : elle est pertinente si les informations données par le contrat nécessitent une protection
  • La résiliation du contrat : elle indique les conditions auxquelles le contrat peut être résilié sans avoir recours au juge
  • La clause de responsabilité : elle peut être limitative si elle vise à réduire la responsabilité en cas d’inexécution du contrat ou d’une obligation contractuelle à une indemnité ou même exclusive si elle vise à exclure toute responsabilité en cas de manquement au contrat
  • La clause pénale : elle prévoit une sanction financière, généralement une somme d’argent fixe, à l’égard d’une partie en cas de manquement
  • La clause de révision pour imprévision : elle permet d’obliger les parties à renégocier le contrat si des changements de circonstances ont rendu son exécution trop onéreuse pour l’une des parties. Elles sont particulièrement utiles en période de crise économique ou de pandémie.
  • La clause de force majeure : elle offre une protection au débiteur s’il ne peut pas exécuter son obligation à raison d’un évènement extérieur, imprévisible et insurmontable
  • Litiges : elle fixe les procédures à suivre en cas de litige entre les parties, telles que la médiation ou l’arbitrage
  • Attributive de compétence : Elle indique la juridiction qui régira le contrat en cas de litige et pourrait donc vous éviter une procédure dans un tribunal lointain.

Du fait de leurs importances dans l’encadrement de la relation contractuelle, ces clauses doivent être rédigées avec un grand soin. Il est possible, grâce aux mécanismes contractuels, d’éviter les impacts liés aux éventuels litiges surgissant dans la relation commerciale.

C’est pourquoi, notre cabinet se mobilise pour vous accompagner dans la rédaction de vos contrats commerciaux.

Les conséquences juridiques de la rupture brutale des relations commerciales établies

Dans le monde complexe des affaires, les relations commerciales établies représentent souvent le fruit d’investissements considérables en termes de temps, de ressources et de confiance. Cependant, au sein de ce tissu délicat, émergent parfois des ruptures qui bouleversent l’équilibre précaire entre partenaires économiques.

La rupture des relations commerciales établies, définie comme l’interruption soudaine et unilatérale d’une collaboration commerciale, est cependant strictement encadrée par le droit qui prévoit des recours pour les acteurs économiques victimes d’une rupture brutale et injustifiée.

Que vous soyez à l’origine ou victime d’une rupture de relations commerciales, il est important de comprendre le droit qui encadre cette pratique et ses risques.

1. Définition de la rupture brutale des relations commerciales établies

En droit français, la rupture brutale des relations commerciales établies est régie par l’article L. 442-6 du Code de commerce. Cette disposition vise à protéger les partenaires commerciaux contre des pratiques déloyales pouvant découler d’une rupture soudaine et injustifiée des relations commerciales.

La rupture brutale des relations commerciales établies est caractérisée par un acte unilatéral, soudain et abusif, entraînant une cessation brutale des relations commerciales entre deux parties, sans préavis suffisant. Cette rupture doit intervenir dans le cadre d’une relation commerciale établie, c’est-à-dire une collaboration régulière et stable entre les parties, généralement formalisée par un contrat ou par des accords tacites sur la durée.

Les éléments constitutifs de la rupture brutale des relations commerciales établies doivent inclure :

  • L’existence d’une relation commerciale établie : Il doit exister une collaboration régulière et stable entre les parties ;
  • Le caractère unilatéral et soudain : La rupture doit résulter d’une décision unilatérale de l’une des parties, sans préavis suffisant ni justification valable.

On caractérise également souvent, mais pas obligatoirement un abus de dépendance économique : la partie mettant fin à la relation doit exercer une pression économique injustifiée sur l’autre partie, exploitant ainsi une position dominante.

rupture relations commerciales

2. Quelles sont les conséquences d’une rupture brutale des relations commerciales établies

La jurisprudence française a établi que la rupture brutale des relations commerciales établies peut entraîner des réparations financières pour la partie lésée.

Il ressort de la jurisprudence que le montant du préjudice s’établit au regard des gains manqués (calculés à l’aide d’une marge sur coûts variables) pendant la durée du préavis qui aurait dû être respectée.

3. Comment éviter d’être accusé de rupture brutale de relations commerciales établies

La rupture d’une relation commerciale établie peut être justifiée si votre partenaire commercial a commis une faute, à condition que la faute soit substantielle et justifie la fin de la relation commerciale.

Voici quelques points à considérer :

  • Gravité de la faute : assurez-vous que la faute commise par votre partenaire commercial constitue un motif légitime de rupture. Les motifs légitimes peuvent inclure des comportements déloyaux, des manquements contractuels graves, ou d’autres actions nuisibles à la relation commerciale.
  • Preuve de la faute : Il est important de pouvoir démontrer la faute de votre partenaire commercial. La collecte de preuves solides renforcera votre position en cas de contestation ultérieure.

Enfin, le meilleur moyen de ne pas être accusé d’une rupture brutale de relations commerciales, c’est de respecter un préavis suffisant, au regard de la durée de la relation commerciale rompue et du degré de dépendance économique de votre partenaire commercial.

Il est fortement recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit commercial avant de prendre des mesures, afin de s’assurer que la démarche est conforme à la législation en vigueur et aux éventuels contrats en place. Une gestion prudente de la situation peut aider à minimiser les risques juridiques et à protéger vos intérêts commerciaux.

Les obligations du vendeur de fonds de commerce

Le vendeur d’un fonds de commerce est tenu de certaines obligations, dont la principale est de remettre le fonds de commerce. Mais comment se matérialise cette obligation ? Et quelles sont les autres obligations du vendeur de fonds de commerce ?

1. L’obligation de délivrance du fonds de commerce

La cession d’un fonds de commerce entraîne le transfert de la propriété du fonds dans son intégralité. Il incombe au vendeur de garantir que tous les éléments constitutifs du fonds de commerce sont transférés et facilement accessibles à l’acheteur. Par exemple, il doit expédier le matériel qui n’est pas situé dans les locaux et remettre les clés des lieux de stockage.

Lors de la vente d’un fonds de commerce, l’obligation de délivrance du vendeur concerne :

  • Les éléments corporels tels que le matériel, le mobilier, l’outillage, etc.
  • Les éléments incorporels tels que le droit au bail, l’enseigne, le nom commercial, la clientèle, les contrats de travail, les droits de propriété intellectuelle et les brevets, etc.

Afin d’éviter tout litige ultérieur et de se prémunir contre d’éventuelles sanctions pour non-respect de l’obligation de délivrance, il est recommandé d’établir un inventaire précis des éléments transmis dans le cadre de la vente du fonds de commerce et de faire signer celui-ci par le cessionnaire.

2. Quelles sont les autres obligations à la charge du vendeur d’un fonds de commerce ?

En plus de l’obligation de délivrance, la vente d’un fonds de commerce impose au vendeur d’assumer les responsabilités liées à la garantie d’éviction et à la garantie des vices cachés.

La garantie d’éviction peut être assimilée à une clause de non-concurrence énoncée dans le Code Civil. En effet, le vendeur du fonds de commerce est interdit d’établir une activité similaire à proximité du fonds vendu. Cette obligation s’étend également aux proches du cédant et aux anciens usufruitiers du fonds de commerce.

La garantie d’éviction se concilie avec votre liberté d’établissement et n’est donc pas absolue. Si vous avez un projet de vous rétablir après la vente de votre fonds, il convient d’en parler avec votre avocat pour mesurer la faisabilité du projet et limiter les risques de recours du cessionnaire.

Quant à la garantie des vices cachés, elle implique que le vendeur informe le cessionnaire de tous les défauts et défaillances concernant les éléments vendus. Cela concerne les défauts dont il a connaissance ou qu’il ne peut ignorer.

Pour engager la responsabilité du vendeur sur le fondement de garantie des vices cachés, l’acheteur du fonds de commerce doit démontrer (i) que le défaut existait avant la vente, (ii) qu’il n’était pas apparent, et (iii) que son existence complique, voire rend impossible, l’exploitation du fonds de commerce.

achat vente fonds de commerce

3. Le vendeur a-t-il des obligations à l’égard de tiers ?

Les obligations du vendeur ne se limitent pas à ses rapports avec le cessionnaire. En cas de vente d’un fonds de commerce, les obligations du vendeur ne se limitent pas uniquement à l’acheteur. Le vendeur est également tenu de respecter ses engagements envers ses salariés et la municipalité.

Lors de la cession de son fonds de commerce, le vendeur a une obligation d’information envers ses salariés. Il doit les informer de la vente du fonds de commerce si l’entreprise répond à certaines conditions, notamment si elle n’a pas de Comité Social et Économique (CSE), compte moins de 250 salariés, et réalise un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros ou affiche un bilan de moins de 43 millions d’euros. Tous les salariés doivent être informés, que ce soit par voie d’affichage avec accusé de réception, e-mail avec accusé de réception, remise en main propre ou acte d’huissier. Cette obligation ne s’applique pas en cas de cession à un membre de la famille ou en cas d’ouverture d’une procédure collective.

De plus, dans certains cas, la mairie a un droit de préemption sur le fonds de commerce. Cela signifie que la municipalité de la commune où est situé le fonds de commerce peut l’acheter en priorité par rapport à tout autre acquéreur. Pour que la mairie puisse exercer son droit de préemption, le vendeur doit l’informer de la vente du fonds de commerce. La mairie dispose alors d’un délai de deux mois pour indiquer son intention d’acquérir ou non le fonds de commerce, dans le but de protéger les commerces et l’artisanat de proximité. Ce droit de préemption fait souvent l’objet d’une condition suspensive dans le compromis de vente.

Vous avez un projet de cession ou d’acquisition de fonds de commerce ? Nous vous accompagnons de la négociation jusqu’à la vente, sans omettre les formalités post-cession.

Le compromis ou la promesse de cession de fonds de commerce

1. Qu’est-ce qu’un compromis ou une promesse de cession de fonds de commerce ?

Un compromis de vente de fonds de commerce est un accord juridique conclu entre un vendeur et un acheteur pour la cession d’un fonds de commerce. Pour rappel, un fonds de commerce englobe l’ensemble des éléments permettant l’exercice d’une activité commerciale ou industrielle, tels que la clientèle, le droit au bail, le matériel, les marchandises, etc.

Le compromis de vente, également appelé promesse de vente, est un contrat préliminaire qui scelle l’accord entre les parties sur les conditions de la vente. Il précise les éléments essentiels de la transaction, tels que le prix de vente, les modalités de paiement, la date de transfert de propriété, les garanties éventuelles, les conditions suspensives, etc.

2. Pourquoi rédiger un compromis ou une promesse avant un acte de cession ?

La raison la plus évidente de rédiger un compromis avant de conclure l’acte de cession est la possibilité d’y insérer des conditions suspensives.

Une clause suspensive est une disposition contractuelle qui conditionne la réalisation d’une vente ou d’un contrat à la survenance d’un événement futur et incertain. En d’autres termes, elle stipule qu’une obligation ne prendra effet que si certaines conditions spécifiées dans le contrat se réalisent. Si ces conditions ne sont pas remplies, le contrat peut être annulé sans qu’aucune des parties ne soit tenue à ses obligations.

compromis

3. Quelles sont les conditions suspensives les plus courantes en matière de cession de fonds de commerce ?

Les conditions suspensives suivantes sont parmi les plus courantes en matière de cession de fonds de commerce :

  • L’obtention d’un financement : Si l’acheteur n’arrive pas à obtenir le financement nécessaire dans le délai spécifié dans la clause, la vente ne sera pas finalisée, et le contrat pourra être annulé sans pénalité pour l’acheteur.
  • Autorisations administratives : La vente peut être conditionnée à l’obtention de toutes les autorisations nécessaires des autorités compétentes pour l’exploitation du fonds de commerce, telles que des licences, des permis ou des autorisations spécifiques.
  • Absence de litiges : La vente peut être conditionnée à l’absence de litiges en cours ou de contentieux susceptibles d’affecter le fonds de commerce. Cela peut inclure des litiges avec des clients, des employés, des fournisseurs ou d’autres tiers.
  • Conformité réglementaire : La réalisation de la vente peut dépendre de la confirmation que le fonds de commerce est conforme à toutes les réglementations en vigueur, telles que les normes sanitaires, les normes de sécurité, etc.
  • Contrôle fiscal et social : La cession peut être conditionnée à un contrôle fiscal et social positif, confirmant qu’il n’y a pas de dettes fiscales ou sociales importantes liées au fonds de commerce.
  • Information préalable des salariés : Dans certains cas, la vente peut être conditionnée à la réalisation préalable d’une procédure d’information et de consultation des représentants du personnel ou des salariés, conformément à la législation en vigueur.
  • Conditions d’urbanisme : Si le fonds de commerce est lié à un local commercial, la vente peut être conditionnée à la vérification de la conformité urbanistique du lieu d’exploitation.
  • Non préemption : si le fonds est situé dans un périmètre de sauvegarde du commerce d’artisanat de proximité, la vente peut être conditionnée au fait que la mairie n’exerce pas son droit de préemption.

Les clauses suspensives sont utilisées pour protéger les parties en introduisant des conditions qui doivent être remplies pour que le contrat devienne contraignant. Elles peuvent également être présentes dans d’autres types de contrats, tels que les contrats de prêt, les contrats immobiliers, etc. Ces clauses sont rédigées de manière précise pour définir clairement les conditions, les délais et les conséquences de leur non-réalisation.

4. Quand intervient la cession ?

Une fois que le compromis de vente est signé par les deux parties, cela engage le vendeur à vendre le fonds de commerce à l’acheteur selon les termes convenus, et l’acheteur à acquérir le fonds de commerce aux mêmes conditions. La signature du compromis est généralement suivie par la signature de l’acte de vente définitif, qui officialise la cession du fonds de commerce.

Normalement, le compromis prévoit le délai sous lequel les conditions suspensives doivent être réalisées et l’acte de cession définitif signé. A défaut de réalisation des conditions dans les délais, la vente peut ne pas avoir lieu.

Notre cabinet peut vous accompagner depuis les négociations, jusqu’à la conclusion d’un acte définitif de cession de fonds de commerce.

Les formalités à réaliser après la cession d’un fonds de commerce

Après la signature de l’acte définitif de cession de fonds de commerce, la procédure est loin d’être terminée et il faut encore réaliser de nombreuses formalités. Ces formalités doivent être réalisées pour que les fonds, séquestrés sur le compte sécurisé d’un des avocats, puisse être libérés.

1. Enregistrement de la cession et paiement des droits d’enregistrement

Le cessionnaire doit enregistrer l’acte de cession auprès du bureau de l’enregistrement du service des impôts (SIE) situé dans la zone où se trouve le fonds. Cette formalité doit être réalisée dans un délai d’un mois à partir de la date de l’acte de cession ou de la date à laquelle le cessionnaire prend possession du bien, si cette dernière est antérieure à la date de signature de l’acte. Le non-respect de ce délai entraîne la nullité de la publicité.

Attention : en pratique, le délai d’enregistrement est raccourci à quinze jours, car la vente doit être annoncée dans un journal d’annonces légales dans les quinze jours suivant la signature de l’acte et l’enregistrement doit précéder la publication au journal d’annonces légales. Le SIE n’étant pas toujours très réactif, il est important de bien suivre le dossier, voir de les relancer avec beaucoup de persévérance.

Lors de l’enregistrement, s’applique à moins que l’acte de cession ne prévoie un partage des frais ou une prise en charge par le cédant, le cessionnaire doit s’acquitter des droits de mutation.

Les taux de droits de mutation sont les suivants :

  • 3% du prix de vente du fonds pour la portion du prix comprise entre 23 000 et 200 000 euros ;
  • 5% pour la portion du prix excédant 200 000 euros.

Depuis le 1er janvier 2016, une taxe additionnelle de 0,6% est appliquée sur les mutations à titre onéreux de locaux à usage de bureaux, de locaux commerciaux et de locaux de stockage situés dans la région d’Île-de-France.

2. Publication dans un journal d’annonces légales

Dans un délai de 15 jours à compter de la vente, le cessionnaire doit procéder à la publication de la cession de fonds de commerce dans un journal d’annonces légales du département où est situé le fonds. L’annonce doit comporter les mentions suivantes :

  • La date de la cession du fonds de commerce ;
  • L’identité et les domiciles des anciens et nouveaux propriétaires du fonds de commerce ;
  • La nature et l’adresse du fonds de commerce
  • Le prix auquel s’est vendu le fonds, ventilé entre les éléments corporels et incorporels ;
  • Les informations relatives à l’enregistrement de l’acte auprès du SIE ;
  • Une élection de domicile (dans le ressort du tribunal de commerce de l’établissement cédé) ;
  • Le délai pour les oppositions de créanciers.
publication journal annonce légales

3. Publication au BODACC

Trois jours après la publication de l’annonce au journal d’annonces légales, le cessionnaire doit demander au le greffier du Tribunal de commerce du lieu de situation dudit fonds de publier un avis au sein du BODACC.

Les créanciers du fonds disposent de 10 jours à compter de la publication au BODACC pour faire opposition sur le prix de la cession.

4. Purge du délai d’opposition

Les avocats responsables de recevoir les oppositions doivent les recevoir et les traiter.

Le plus souvent, des oppositions fiscales (ou plus largement administratives) paraissent en vue des impôts encore à payer (impôt sur les sociétés, TVA, CFE, etc.). Il peut également y avoir des oppositions de sociétés de location-financière.

Ce n’est qu’à défaut d’opposition ou après avoir désintéressé les créanciers ayant fait opposition, que le cédant percevra le prix de cession.

Si le prix de cession n’est pas suffisamment élevé pour payer tous les créanciers ayant fait opposition, ces derniers peuvent demander une mise aux enchères publiques du fonds de commerce.

C’est pourquoi il est important, avant de concrétiser une cession de fonds de commerce, de solliciter du greffe un état des privilèges et nantissements et de comprendre l’importance des créanciers privilégiés et inscrits.

5. Déclarations fiscales du cédant

Le cédant du fonds de commerce se voit ensuite imposer plusieurs échéances pour ses déclarations fiscales :

  • Dans les 45 jours de la publication de la cession dans un journal d’annonces légales, le cédant doit clôturer ses comptes et aviser l’administration fiscale de la cession ;
  • Dans les 60 jours de la publication de la cession dans un journal d’annonces légales, le cédant doit réaliser toutes les déclarations relatives aux bénéfices, plus-values, etc.
  • Les déclarations de TVA connaissent différents délais selon le régime applicable. Cependant, la cession du fonds est exonérée de TVA si la vente porte sur l’intégralité du fonds de commerce et si l’acquéreur est lui-même redevable de la TVA.

Si toutes ces étapes sont parfaitement respectées, alors le délai de solidarité fiscale est de 30 jours après les déclarations fiscales. Les fonds peuvent alors être libérés entre les mains du cédant.

Vous avez cédé votre fonds de commerce, ou envisagez de céder votre fonds de commerce ou acquérir un fonds de commerce : nous sommes disponibles pour vous accompagner.

Acheter un fonds de commerce – Mode d’emploi

Achat acheter fonds de commerce

Vous souhaitez entreprendre dans un secteur sans partir de zéro. L’achat d’un fonds de commerce est pour vous. Nous vous expliquons ici comment procéder.

  1. Définir vos critères d’achat

    Identifiez le type de commerce que vous souhaitez acquérir, la localisation géographique, la taille du fonds de commerce, etc.

  2. Évaluer votre budget

    Analysez votre capacité financière et déterminez le budget que vous êtes prêt à allouer à l’achat du fonds de commerce.

    Rencontrez des établissements de crédit pour vous assurer d’avoir des partenaires financiers.

  3. Rechercher le fonds de commerce

    Cherchez des opportunités correspondant à vos critères. Utilisez des plateformes en ligne, des annonces spécialisées, ou faites appel à des agences spécialisées.

  4. Rencontres et négociations

    Rencontrez les vendeurs potentiels, visitez les fonds de commerce, et engagez des négociations pour parvenir à un accord sur le prix et les conditions de vente.

    Effectuez des diligences préalables pour évaluer la santé financière du fonds de commerce, vérifier les contrats en cours, les aspects juridiques, etc.
    Si vous ne l’avez pas encore fait, ce peut être l’opportunité de vous rapprocher d’un avocat.
  5. Rédaction et signature de la promesse de vente

    La promesse de vente, également appelée compromis de vente, est un document juridique qui engage le vendeur et l’acheteur lors d’une cession d’un fonds de commerce, ou d’autre biens (immobiliers, actions, etc.).

    La promesse de vente engage formellement le vendeur à céder le bien (dans ce cas, le fonds de commerce) à l’acheteur, et l’acheteur à acquérir le bien aux conditions définies dans le document.  Pendant le délai entre la promesse de vente et l’acquisition définitive, l’acheteur peut effectuer des diligences préalables approfondies (vérification des comptes, des contrats, etc.) avant la conclusion définitive de la vente.
    Le plus souvent, la promesse est conclue sous conditions suspensives comme l’obtention d’un financement ou d’autorisations administratives, mais également l’absence de préemption de la mairie, l’obtention de certaines autorisations de travaux, la résiliation de certains contrats, etc.
    La promesse de vente est aussi importante que l’acte de vente en lui-même. Son non-respect entraine des conséquences, lesquelles sont le plus souvent prévues au sein du contrat lui-même.
  6. Financement

    Finalisez votre financement auprès des établissements de crédit avec lesquels vous aviez échangé a moment de l’évaluation de votre budget.

  7. Signature de l’acte de vente

    Une fois les vérifications effectuées avec succès, et les conditions suspensives levées, l’acte de vente définitif est signé. Cela transfère officiellement la propriété du fonds de commerce à l’acheteur.
    Le jour avant la signature, vous devez transférer les fonds sur le compte sécurisé de l’avocat servant de séquestre (le plus souvent l’avocat du vendeur). Ces fonds lui seront remis après l’expiration des délais de solidarité fiscale.

  8. Formalités administratives

    Les avocats se chargeront de réaliser toutes les formalités commerciales et fiscales consécutives à la cession. Ils suivront également les éventuelles oppositions de créanciers qui pourront leur parvenir.

Nous sommes disponibles pour vous accompagner à toutes les étapes de votre acquisition de fonds de commerce et particulièrement rompues aux exercices de cession rapides entre parties ayant des délais courts et impératifs.